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Économie

Gabon : les véhicules de luxe devraient rapporter moins de 65 millions de FCFA à l’État en 2026

Par Tokyo Yabangoye
· mis à jour le 28 octobre à 6h48 · 2 min de lecture

Gabon : les véhicules de luxe devraient rapporter moins de 65 millions de FCFA à l’État en 2026
Selon des estimations budgétaires, seulement 63 912 314 FCFA devraient être collectés en 2026. © D.R.

 

La Taxe sur les véhicules de luxe (TVL) devrait rapporter à l’État 63,9 millions de FCFA cette année, selon des prévisions budgétaires. Un chiffre jugé bien trop faible par de nombreux observateurs, compte tenu du nombre de grosses cylindrées en circulation dans le pays, appartenant à des personnes nanties.

Selon des estimations budgétaires, seulement 63 912 314 FCFA devraient être collectés en 2026. © D.R.

 

Cette année, la Taxe sur les véhicules de luxe ne devrait pas rapporter gros à l’État. Selon des estimations budgétaires, seulement 63 912 314 FCFA devraient être collectés en 2026. En comparaison, la Loi de finances 2025 tablait sur 86,9 millions de FCFA de recettes. L’État enregistre donc un manque à gagner de 22,9 millions, soit une baisse de près de 26 %. Une chute qui interroge : comment expliquer un tel écart, et surtout, comment compenser cette perte ?

Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent. Beaucoup estiment que les prévisions sont dérisoires et que le parc automobile de luxe permettrait de dépasser largement, voire de doubler, les 63 millions annoncés.

Ancien député de la Transition, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso se rappelle déjà avoir attiré l’attention des dirigeants sur cette taxe qu’il juge «sous-évaluée». Sur Facebook ce vendredi 9 janvier,  l’actuel vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) déplore en effet que les propriétaires de grosses cylindrées ne paient pas assez, «alors que c’est à eux de contribuer davantage».

Les précisions de la DGI 

Si plusieurs internautes semblaient découvrir l’existence de cette taxe, qui est loin d’être l’une de celles annoncées ces derniers mois, la Direction générale des Impôts a tenu à préciser dans une récente note que la TVL «est une taxe sur la vente de véhicules routiers motorisés destinés au transport terrestre des personnes et des biens, dont la puissance fiscale est supérieure à 10 CV». Celle-ci est payée par le propriétaire du véhicule auprès des compagnies d’assurance et de courtage au moment de la souscription de la police d’assurance, à raison de 20 000 FCFA par cheval fiscal supplémentaire pour les véhicules neufs et de moins de cinq ans, 30 000 FCFA par cheval fiscal supplémentaire pour les véhicules de plus de cinq ans. 

La TVL «n’est pas due lors du renouvellement de la police d’assurance», indique par ailleurs la DGI, précisant que les véhicules des missions diplomatiques et consulaires, les véhicules utilitaires, les véhicules électriques et les véhicules appartenant à l’État ou aux collectivités publiques sont exclus du paiement de cette taxe.

«La TVL est perçue au profit de l’État et non des courtiers et compagnies d’assurance qui en assurent simplement la collecte auprès des propriétaires des véhicules, et sont chargés du reversement à la caisse du Receveur des Impôts au plus tard le 20 de chaque mois», ajoute l’administration.

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