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Économie

Addax-GOC : deux ans après la reprise des actifs, les anciens salariés de la base support toujours dans l’attente

Par Michel Ndong
· mis à jour le 28 octobre à 0h11 · 3 min de lecture

Addax-GOC : deux ans après la reprise des actifs, les anciens salariés de la base support toujours dans l’attente
Les anciens salariés, qui attendent depuis deux ans, estiment que leur licenciement économique leur ouvrait un droit à une embauche prioritaire. © GabonReview

 

Licenciés pour motif économique entre avril et juin 2024, une vingtaine d’anciens salariés d’Addax Petroleum Oil & Gas Gabon (APOGG) disent attendre toujours leur intégration à la Gabon Oil Company (GOC). Alors que plus d’une centaine de leurs anciens collègues auraient rejoint la société nationale, ces agents réclament des explications sur les critères de recrutement et les engagements annoncés lors de la reprise des actifs pétroliers.

Les anciens salariés, qui attendent depuis deux ans, estiment que leur licenciement économique leur ouvrait un droit à une embauche prioritaire. © GabonReview

 

Plus de deux ans après le transfert des actifs d’Addax Petroleum à l’État gabonais, le dossier des anciens salariés de la base support reste ouvert. Réunis à Port-Gentil le 23 septembre par notre correspondant, une vingtaine d’anciens agents d’APOGG ont exprimé leur incompréhension face à une situation qu’ils jugent toujours bloquée. Licenciés pour motif économique entre avril et juin 2024, ils affirment n’avoir pas bénéficié de la seconde phase de recrutement annoncée par la GOC.

Le dossier remonte à mars 2024, avec la reprise par l’État du permis Obangue-Dinonga Irongu, après l’expiration des autorisations accordées à Addax Petroleum. Les actifs, notamment les champs de Tsiengui et d’Obangué, ont ensuite été placés sous la responsabilité de la GOC. Si une partie des personnels directement affectés aux sites de production aurait été recrutée par la société nationale, les employés de la base support sont restés en dehors de cette première opération d’intégration.

Une seconde phase annoncée, mais toujours pas concrétisée

Dans une correspondance adressée aux autorités, les anciens salariés invoquent l’article 60 du Code du travail, estimant que leur licenciement économique leur ouvrait un droit à une embauche prioritaire pour les activités liées aux champs concernés. Ils mettent également en avant leur expérience dans la logistique, les finances, l’informatique, la maintenance, les ressources humaines, les projets et les opérations.

Le 7 juillet 2024, lors de l’émission «Les Grands Dossiers», l’administrateur directeur général de la GOC, Marcellin Simba Ngabi, avait évoqué la situation des anciens employés d’APOGG. Il avait expliqué que les personnels présents sur les sites avaient déjà été recrutés, tandis que ceux affectés aux bureaux restaient à intégrer. Il annonçait alors un état des postes avant le lancement d’une campagne de recrutement.

Deux mois plus tard, le 3 septembre 2024, lors d’une rencontre avec les représentants des anciens salariés, la direction générale aurait évoqué une intégration organisée par département et par spécialité, avec des entretiens annoncés comme devant être finalisés avant le 30 octobre de la même année. Mais, selon le collectif, cette échéance n’a pas permis de régler leur situation.

Des critères de recrutement toujours réclamés

Depuis, les anciens agents disent avoir adressé plusieurs correspondances au ministère du Pétrole, à la direction générale de la GOC et au gouverneur de l’Ogooué-Maritime. Ils réclament notamment des explications sur les critères retenus pour les recrutements et sur les raisons de leur non-intégration.

Le collectif évoque des pratiques de «clientélisme» et de recrutement par «connaissances», sans produire de documents permettant d’établir ces accusations. Il demande surtout que les critères d’intégration soient rendus publics et appliqués de manière transparente.

Selon les éléments communiqués par les intéressés, plus d’une centaine d’anciens employés d’APOGG auraient depuis rejoint les effectifs de la GOC. Ceux qui restent à l’écart s’interrogent sur les raisons de ces intégrations et sur le sort réservé à leurs propres candidatures.

Au-delà de la revendication sociale, le dossier pose la question de l’accompagnement des salariés de l’ancien opérateur dans la reprise des actifs pétroliers par l’État. Les anciens agents attendent désormais des réponses officielles sur les postes initialement destinés au personnel support, les critères de sélection et les suites données aux engagements annoncés en 2024.

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