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Sport

Choix du pays organisateur de la Can 2017 : Une version iconoclaste innocente le Gabon

Par Loic Ntoutoume
· 3 min de lecture

Selon une version très répandue dans les rues algériennes relayée par le journal en ligne, lematindz.net, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) a octroyé l’organisation de cette compétition au Gabon, au détriment de l’Algérie, parce que les plus hautes autorités algériennes n’en voulaient plus. Du moins pas maintenant.

Travaux du nouveau stade de 50.000 places de Tizi Ouzou en Algérie. © algerie1.

 

Absence de stade pour la grande compétition, état de santé inquiétant du président Abdelaziz Bouteflika, et incertitude dans les hautes sphères de l’État, seraient autant de données qui auraient facilité la disqualification de l’Algérie pour accueillir la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, finalement attribuée au Gabon. «Ainsi donc, les décideurs, encore eux, n’ont voulu courir aucun risque, ils préfèrent prendre du recul et postuler pour la Can 2025, dans dix ans, quand l’Algérie sera vraiment prête dans tous les domaines», soulignent certains médias algériens.

Ne sachant comment partager cette position avec la population, qui espérait voir le pays vibrer pendant un mois au rythme du football continental, le choix de la victimisation, à travers un tapage médiatique accusant, à mots à peine voilés, le président de la Caf d’autoritarisme et d’entrave aux lois du sport, semblait opportun. «L’Algérie doit demander qu’une enquête soit ouverte afin qu’on lui explique les raisons qui ont poussé la Caf à choisir le Gabon. Ce n’est pas normal. Nous ne devons pas nous laisser faire comme ça», avait lâché l’ancien président de la Ligue nationale de football d’Algérie, ajoutant : «Le dossier de l’Algérie était de loin le meilleur, mais cela n’a pas suffi».

En effet, la stratégie de diversion des autorités algériennes consistait à la promotion de leur désir d’organiser cette compétition, en faisant valoir leurs capacités dans les domaines de l’hôtellerie, des transports, des communications et en vantant les grandes infrastructures sportives censées être prêtes le moment venu. Globalement, il s’agissait de présenter un dossier en carton enrobé d’une fine couche de béton. Si telle est la vérité, le pays mériterait d’être récompensé pour sa prouesse à embobiner le monde du football dans sa «sournoise machinerie».

Cette version iconoclaste suffit-elle pour remettre en cause la déclaration de la délégation ghanéenne qui n’a pas manqué non plus de clamer son étonnement ? Aurait-elle soutenu l’Algérie dans sa mascarade ? Selon Randy Abbey, il s’est agi d’un «travail de coulisses». «Personne ne sait comment s’est déroulé le vote. Généralement, à la fin de la procédure de vote, chaque délégation a le droit de connaître le score cumulé par son pays. Par exemple, en 2008, le Ghana a cumulé 9 voix contre 3», avait-il souligné dans un entretien accordé à la chaîne Joy Sports, ajoutant qu’il avait été informé de la victoire du Gabon «deux jours avant le scrutin» après avoir obtenu cette information «des coulisses de la Confédération africaine de football».

 

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