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Économie

Grand Libreville : Vers une sécurisation foncière massive pour 5 100 familles

Par Loic Ntoutoume
· mis à jour le 28 octobre à 4h39 · 2 min de lecture

Grand Libreville : Vers une sécurisation foncière massive pour 5 100 familles
Le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, lançant officiellement la campagne de régularisation foncière sur les domaines de la Société nationale immobilière. © D.R.

 

Le gouvernement gabonais a lancé, le 28 janvier 2026, une opération exceptionnelle de régularisation foncière sur les domaines de la Société nationale immobilière (SNI). Entre réduction drastique des coûts et volonté de pacification sociale, cette initiative vise à transformer des milliers d’occupants précaires en propriétaires légitimes au sein du Grand Libreville.

Le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, lançant officiellement la campagne de régularisation foncière sur les domaines de la Société nationale immobilière. © D.R.

 

L’épineux dossier de l’occupation des terres de l’État connaît un tournant majeur. Sous l’impulsion de la présidence de la République, le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, a officialisé le lancement d’une campagne de régularisation d’envergure. Du 1er février au 31 mai 2026, 5 100 foyers installés sur des titres fonciers appartenant à la SNI pourront enfin obtenir leur précieux sésame administratif.

L’opération cible cinq sites névralgiques de l’hinterland librevillois, là où la pression démographique et les conflits d’usage sont les plus marqués. La répartition des titres prévus se décline comme suit : Owendo : 2 000 parcelles ; Essassa : 1 500 parcelles ; Akanda : 1 000 parcelles ; Bikélé : 500 parcelles ; Nkok : 100 parcelles.

Pour les autorités, l’enjeu est double : stabiliser les familles dans leur environnement de vie et intégrer ces actifs fonciers dans l’économie formelle.

Des tarifs préférentiels “coupe-faim”

5 100 foyers installés sur des titres fonciers appartenant à la SNI pourront enfin obtenir leur précieux sésame administratif. © D.R.

La véritable innovation de cette mesure réside dans son volet financier. Pour lever les barrières à l’accession à la propriété, l’exécutif a consenti à une baisse significative des frais de cession. Pendant les quatre mois que durera l’opération, les tarifs sont fixés à : 600 000 FCFA pour les superficies allant jusqu’à 2 000 m² ; 1 200 000 FCFA pour les parcelles comprises entre 2 000 et 4 999 m².

Ces montants, qualifiés d’exceptionnels, contrastent avec les barèmes habituels de la SNI, lesquels seront rétablis dès le 1er juin 2026. Cette stratégie de la «fenêtre d’opportunité» vise à inciter les ménages à sortir rapidement de l’informalité.

Critères et rigueur administrative

Si l’offre est attrayante, elle n’en demeure pas moins encadrée. La régularisation est strictement réservée aux nationaux occupant des parcelles déjà bâties ou en cours de construction. Sont d’emblée exclus les terrains situés dans des zones de servitude publique ou faisant l’objet de litiges fonciers.

En rencontrant les résidents de Malibé et d’Essassa, le ministre a insisté sur la nécessité de se rapprocher des guichets de la SNI (Likouala, Malibé ou Essassa) sans délai. Pour l’économie gabonaise, la réussite de cette opération pourrait constituer un levier de croissance, le titre foncier étant souvent le préalable nécessaire à l’investissement immobilier et à l’accès au crédit bancaire.

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