Can 2017 : Nouvelles incertitudes à l’horizon
Aplanis après que la confirmation de la Confédération africaine de football (Caf), les doutes sur la tenue de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017 au Gabon rejaillissent. La faute à des appels au boycott largement relayés via les réseaux sociaux.
Vue d’une partie des tribunes du stade de l’Amitié de Libreville lors des match des Panthères. © Gabonreview
La Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017 se jouera-t-elle au Gabon ? La question reste d’actualité, bien que la Confédération africaine de football (Caf) ait confirmé la tenue de la compétition dans le pays. Au-delà de cette confirmation, c’est l’atmosphère ambiante dans le pays qui interpelle. Depuis quelques jours en effet, les appels au boycott de la Can 2017 se multiplient sur les réseaux sociaux.
Si ces initiatives ont fleuri après la confirmation de la victoire d’Ali Bongo au scrutin présidentiel du 27 août dernier, elles ont clairement enregistré un regain lors de la dernière sortie de la sélection nationale de football, face au Maroc, le 8 octobre dernier à Franceville. Au-delà du boycott autour de cette rencontre, en effet, les populations ont muri leur idée en s’en prenant également à la Can 2017 ; reprochant aux joueurs de n’avoir montré aucune compassion pour les victimes des émeutes postélectorales.
Même si les autorités n’ont pas demandé « une minute de silence lors du match contre le Maroc pour les gabonais tombés, les joueurs des panthères pouvaient au moins exiger cet acte de solidarité. Ne pas l’avoir fait signifie que les gabonais ne comptent pas dans le business footballistique entre Ali et les joueurs des panthères», a écrit sur sa page Facebook, un leader de la société civile. «Dans ces conditions nous, le peuple, allons lancer une campagne de boycott de la Can 2017», a-t-il annoncé.
Un boycott qui, pour certains, n’est que le reflet des mauvaises conditions de vie des populations. «Aucune coupe d’Afrique ne se jouera au Gabon (…) Nous allons attendre l’arrivée des joueurs internationaux, des journalistes et des membres de la Caf pour recommencer nos manifestations», a prévenu un internaute avant d’ajouter : «Cette Can sera un moyen pour nous de montrer aux yeux du monde que le Gabon va mal».
Par ailleurs, une bonne frange de la population ne digère pas le fait que gouvernement tienne coûte que coûte à organiser la Can 2017, alors que la rentrée scolaire a été reportée sine die. «Au Gabon on se préoccupe plus de la tenue de la Can 2017 que de la rentrée scolaire», a déploré une parente d’élève.
La Can 2017 aura-t-elle effectivement lieu Gabon ? Bien malin qui répondra.




