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Sport

Can 2017 : Le son de cloche de Norbert Epandja

Par La Rédaction
· 2 min de lecture

A quelques jours du coup d’envoi de la compétition, l’artiste a mis les joueurs de la sélection gabonaise face à leurs responsabilités, ces derniers ayant accepté de prendre part à la manifestation sportive dans le contexte actuel.

Des joueurs de l’équipe nationale. © D.R.

 

Les appels au boycott de la 31e Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017 s’accentuent à mesure que l’on approche du coup d’envoi de la compétition, le 14 janvier prochain. Dans ce sens, avec un élan plus mesuré cependant, Norbert Epandja, s’est adressé aux joueurs de la sélection nationale de football du Gabon. Dans un post publié sur Facebook, ce 9 janvier, l’artiste a ainsi invité les Panthères à la prise de conscience collective.

«La force et l’efficacité d’une équipe de football dépend de son public», a-t-il déclaré.  Norbert Epandja a appelé les joueurs à réaliser que la compétition à laquelle ils s’apprêtent à participer, «n’est pas organisée dans l’intérêt du peuple mais plutôt pour permettre à Ali Bongo de restaurer son image de marque fortement écornée par son coup d’État électoral et les massacres qu’il a commis, le 31 août 2016, sur les populations supporters».

Reconnaissant n’avoir les voies et moyens pour amener les Panthères à ne pas disputer la Can, le musicien a cependant prévenu : «Quand un public est malheureux, il n’est pas sûr qu’un grand joueur de football discute un match avec le moral des grands jours». Car, a-t-il expliqué : «Le joueur, comme le musicien, vit grâce au public».

Et Norbert Epandja de rajouter une couche en regrettant que les policiers, gendarmes, militaires, gardes républicains, personnels de sociétés et de nombreux jeunes, seront réquisitionnés et payés, pour aller remplir les stades. Et l’artiste d’interroger, à cet effet, sur «la valeur d’un joueur et l’importance d’un match de football si le public ne paie pas de billets pour entrer au stade». Ambiance, ambiance, à quatre jours du coup d’envoi de la Can 2017.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga (stagiaire)

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