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Sport

Fegafoot : l’ANFPG, l’AFG et Remy Ebanega haussent le ton contre un possible retour de Mounguengui

Par Tokyo Yabangoye
· mis à jour le 28 octobre à 1h58 · 2 min de lecture

Fegafoot : l’ANFPG, l’AFG et Remy Ebanega haussent le ton contre un possible retour de Mounguengui
L’ancien international gabonais Remy Ebanega (à gauche) lors d’une récente réunion avec l’AFG, à Akanda. © ANFPG

 

Dans un communiqué conjoint, l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG) et l’Association des footballeurs du Gabon (AFG) contestent la validation de la candidature de Pierre-Alain Mounguengui à la présidence de la Fegafoot. Si les deux organisations dénoncent un «passage en force», l’ancien international gabonais Remy Ebanega brandit ouvertement la menace de troubles en cas de confirmation.

L’ancien international gabonais Remy Ebanega (à gauche) lors d’une récente réunion avec l’AFG, à Akanda. © ANFPG

 

L’escalade verbale se poursuit autour du processus électoral à la Fédération gabonaise de football (Fegafoot). Dans un communiqué conjoint daté du 31 mars 2026, l’ANFPG et l’AFG annoncent contester «officiellement la validation de la candidature de M. Pierre-Alain Mounguengui» et avoir saisi la commission de recours pour en demander l’infirmation.

Les deux organisations justifient leur démarche par des «questions d’éthique, d’intégrité et de sincérité du processus électoral», estimant que la gouvernance passée entache la crédibilité de la fédération. «Ce que nous contestons, ce n’est pas seulement une candidature. C’est la banalisation de l’inacceptable», affirment-elles, dénonçant une volonté de «tourner la page sans vérité, sans responsabilité et sans rupture».

Une contestation radicale et assumée

Dans la foulée, Rémy Ebanega, cofondateur de l’ANFPG et ancien international gabonais, a durci le ton dans une publication sur Facebook. «Pour rien au monde, nous ne remettrons […] l’avenir du football gabonais entre les mains d’un homme dépourvu de dignité, d’éthique», écrit-il, qualifiant le candidat de «manifestement inapte à gouverner une fédération».

L’ancien joueur va plus loin, rejetant toute possibilité de retour de Pierre-Alain Mounguengui à la tête de l’instance : «Il est hors de question qu’il revienne […] Pour y parvenir, il devra nous passer sur le corps.»

Appel aux autorités et menace de tensions

Au-delà de la contestation, les acteurs interpellent directement les institutions nationales et internationales. Dans son message, Remy Ebanega «prend à témoin l’État gabonais, la Présidence de la République et la FIFA», les appelant à «assumer pleinement leurs responsabilités».

Surtout, il met en garde contre les conséquences d’une éventuelle validation définitive de la candidature : «Ils porteraient une lourde responsabilité dans tout ce qui pourrait survenir dans les prochains jours au sein du football gabonais.»

Une position qui fait écho au communiqué conjoint, dans lequel l’ANFPG et l’AFG réclament non seulement «l’infirmation de cette validation», mais aussi «le sursis immédiat à toute poursuite du processus électoral».

Un climat de plus en plus tendu

En toile de fond, les deux organisations évoquent une gouvernance entachée par des scandales, notamment l’affaire impliquant un ancien sélectionneur des U17, pour justifier leur refus d’un retour au statu quo.

«Le football gabonais ne se relèvera ni par le silence ni par les arrangements», préviennent-elles, concluant qu’«on ne saurait reconstruire le football gabonais sur le déni».

À mesure que le processus électoral avance, la crispation s’intensifie, laissant planer le risque d’une crise ouverte au sein du football national.

 

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