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Économie

Après 12 ans de fermeture, l’école de développement rural d’Oyem forme à nouveau ceux qui nous nourrissent

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· mis à jour le 27 octobre à 23h59 · 2 min de lecture

Après 12 ans de fermeture, l’école de développement rural d’Oyem forme à nouveau ceux qui nous nourrissent
Les membres du gouvernement, les autorités locales, le corps administratif et professoral, ainsi que les apprenants posant à l’issue de la réouverture officielle de l’ENDR d’Oyem. © D.R.

 

Douze ans après sa fermeture, l’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem a repris vie : « Vous êtes la première génération de la deuxième vie de l’ENDR », a lancé le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, aux 300 apprenants venus des différentes provinces. Il présidait, le 9 octobre, la cérémonie officielle de réouverture, en présence de ses collègues chargés des Eaux et Forêts et de la Communication, alors que la rentrée académique avait eu lieu le 28 septembre.

Les membres du gouvernement, les autorités locales, le corps administratif et professoral, ainsi que les apprenants posant à l’issue de la réouverture officielle de l’ENDR d’Oyem. © D.R.

 

Établissement stratégique pour la formation des cadres et techniciens du monde rural, l’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem est de nouveau opérationnelle. « Pour produire ce que nous mangeons, nous devons d’abord former ceux qui vont le produire », a rappelé le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, non sans relever le lien entre formation agricole et souveraineté alimentaire.

Quelques moments de la cérémonie de réouverture de l’ENDR. © D.R.

Réhabilitée et équipée grâce aux investissements de l’État gabonais, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), l’école dispose de bâtiments rénovés, notamment de salles de classe, d’un foyer, d’une ferme-école et de blocs administratifs. Elle accueille 300 apprenants venus des différentes provinces du pays, formés aux productions végétales, aux élevages animaux et à l’ingénierie du développement rural. Le cursus privilégie l’apprentissage concret, avec 75 % de pratique contre 25 % de théorie, grâce notamment aux serres, aux ateliers et aux activités de la ferme-école.

Après la réouverture, l’ambition est de former des professionnels capables de produire, de transformer et de développer leurs propres activités, tout en contribuant à l’autosuffisance alimentaire et à la diversification économique du pays. Les apprenants ont toutefois souligné l’importance de leur insertion professionnelle et de l’accès aux moyens de production. S’adressant à cette première promotion de la nouvelle ère de l’établissement, Pacôme Kossy leur a lancé : « Vous êtes la première génération de la deuxième vie de l’ENDR ».

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