Édition du soir · mercredi 28 octobre

Samedi 7 novembre 2026 · Libreville

Le fil

  1. Valorisation de l’iboga : le plaidoyer de Mapangou trouve un écho auprès d’Ambio Life Science
  2. Potasse de Banio : Millennial vise désormais jusqu’à 1,2 million de tonnes par an dès le démarrage
  3. Naufrage du Prospector 5 : l’ONEP réclame un renforcement des mesures de sécurité
  4. Gabon : 30,5 % de chômage chez les jeunes, la Banque mondiale appelle à investir dans les compétences
  5. JOJ Dakar 2026 : la France et le Gabon mobilisés derrière sept jeunes athlètes gabonais
  6. Diplomatie : Oligui Nguema reçoit les lettres de créance de six ambassadeurs
  7. APJ Gabon : les journalistes judiciaires s’organisent pour gagner en rigueur
  8. Autisme : le Gabon défend l’inclusion scolaire à Cotonou
  9. Entrepreneuriat : l’ANPI-Gabon, facilitateur ou frein à la création d’entreprises ?
  10. Digitalisation : le Gabon lance sa première semaine du numérique 
  11. Gabon : un fichier unique pour mieux suivre les participations de l’État
  12. Collectivités locales : les maires portent leurs doléances au Sénat

Culture

Guinness Slam Tour, acte II : la poésie urbaine part à la conquête de l’arrière-pays

Par Sous-Commandant Marcus
· mis à jour le 28 octobre à 1h19 · 3 min de lecture

Guinness Slam Tour, acte II : la poésie urbaine part à la conquête de l’arrière-pays
Slam Master No (micro en main) et Anne-Marie Wylma Placca, entourés des partenaires de l’événement, ont dévoilé les contours de cette deuxième édition, le 17 juin au Musée national. © GabonReview

 

Du 20 juin au 8 août, le verbe slamé essaimera bien au-delà du Grand Libreville. Dévoilée le 17 juin au Musée national, à la faveur d’une conférence de presse, la deuxième édition du Guinness Slam Tour ambitionne de hisser cette poésie de scène au rang de discipline nationale, en allant débusquer les talents là où on les attend le moins : dans les profondeurs de l’intérieur du pays.

« Master No (micro en main), promoteur de Black History Arts et parrain de l’événement, Anne-Marie Wylma Placca, responsable des ventes chez Guinness et organisatrice de l’événement, ainsi que la responsable du Musée national, ont dévoilé les contours de cette deuxième édition, le 17 juin au Musée national. © GabonReview

 

Là où la première mouture cantonnait la joute aux seuls tréteaux de la capitale, l’édition 2025 fait résolument le pari de la décentralisation. Aux six arrondissements de Libreville et aux communes d’Owendo, d’Akanda et de Ntoum s’ajoutent désormais plusieurs chefs-lieux de province, parmi lesquels Franceville, Port-Gentil, Mouila et Oyem. Porté par l’agence Black History Arts, en partenariat avec la Sobraga à travers sa marque Guinness, l’événement déploie une logistique d’envergure : onze sites, douze journées de compétition et trente jurés mobilisés pour départager les concurrents.

Une cartographie élargie du slam gabonais

Slameurs, partenaires, amateurs de poésie urbaine, et bien entendu journalistes, avaient fait salle comble lors de la conférence de presse de lancement, le 17 juin au Musée national. © GabonReview

L’ambition se lit d’abord dans les chiffres. Les organisateurs tablent sur plus de 650 spectateurs touchés directement, quand la caisse de résonance des réseaux sociaux pourrait porter l’audience au-delà de 67000 personnes. De quoi conférer au rendez-vous une visibilité sans commune mesure avec ses débuts.

Dans le seul Grand Libreville, la compétition réunit déjà 69 participants inscrits (16 femmes et 53 hommes), pour un âge moyen de 26 ans, témoignage de la vitalité d’une scène majoritairement portée par la jeunesse. En débordant le périmètre de l’Estuaire, les promoteurs entendent faire du Guinness Slam Tour une «plateforme majeure pour la découverte et la valorisation des talents du slam au Gabon».

«Les talents ne se limitent pas à l’Estuaire»

Cette philosophie, Slam Master No, promoteur de l’agence Black History Arts, la résume sans détour. «Ce projet vise à promouvoir une poésie responsable, créative et engagée, en accord avec la dynamique de Guinness et son nouveau slogan ‘’Lovely Day for a Guinness’’», a-t-il déclaré, plaçant l’exigence artistique au cœur du dispositif.

Initiatrice de l’aventure dès sa première heure, Anne-Marie Wylma Placca, chef de vente chez Guinness, a, pour sa part, plaidé en faveur d’un art oratoire encore trop méconnu du grand public. «Il a été décidé d’explorer l’intérieur du pays, car les talents ne se limitent pas à l’Estuaire», a-t-elle insisté, rappelant que l’objectif est «d’aller au cœur des villes où nos usines sont implantées». Dans chaque province retenue, dix slameurs croiseront le fer. Un seul, à l’issue des sélections, décrochera le billet pour représenter sa région lors de la grande finale, programmée à Libreville le 8 août prochain.

Une finale richement dotée

La consécration s’annonce à la hauteur de l’enjeu. Le lauréat empochera une enveloppe d’un million de francs CFA, le dauphin 500 000 francs, et le troisième du podium 250 000 francs. Une dotation qui, au-delà de la récompense, vaut reconnaissance d’un art longtemps relégué à la marge.

Les autres finalistes ne repartiront pas pour autant les mains vides : un lot spécial Guinness leur sera remis, manière pour la marque de réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des talents locaux. Reste à savoir quelle voix, le 8 août, saura faire vibrer le plus fort la salle et imposer sa province sur la carte du slam gabonais.

La lettre de Gabon Review

L'édition du soir, chaque jour à 19 h, dans votre boîte

Les sept articles qui comptent, choisis par la rédaction, avec le chiffre du jour et les derniers appels d'offres.