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Économie

Infrastructures : le pont de Kango pourrait s’effondrer

Par Griffin Ondo Nzuey
· 2 min de lecture

 

Annoncé pour 2013, le projet de dédoublement de ce pont traversant le fleuve Komo sur la Route nationale 1 ne s’est pas matérialisé. 9 ans après, le Groupement Santullo-Sericom S.A., l’entreprise qui aurait dû effectuer ces travaux, révèle que les piles de la structure actuelle «sont complètement détériorées», à cause de la désagrégation du béton qui les compose.

9 ans après la réhabilitation du pont, ses piliers dont la plupart n’a pas été changée seraient désormais vétustes et fragiles. © maegspa.com

 

Si rien n’est fait, conformément au projet initial, le pont de Kango pourrait s’effondrer dans quelques années. C’est du moins, ce que prétend Karen Santullo dans sa récente lettre adressée à Ali Bongo. La PDG du Groupement Santullo-Sericom S.A. rappelle en effet au président gabonais sa promesse faite en 2013 quant à la livraison de la structure censée renforcer ce pont traversant le fleuve Komo sur la RN1 après les travaux de réhabilitation effectués par son entreprise à la suite d’une collision entre une péniche et un des poteaux de la pile Nº8, en février 2012.

Neuf ans après, les travaux de maintenance n’ayant pas été réalisés la veuve de l’homme d’affaires italien Guido Santullo décédé en 2018 prétend que, «vétustes», les piles du pont actuel «sont complètement détériorées, le béton qui les compose s’étant désagrégé». En litige avec l’État gabonais face auquel il a récemment perdu devant la Cour d’appel de Paris, le Groupement n’entend plus achever les travaux de cette infrastructure d’une longueur de 80 mètres pour 500 tonnes d’acier. «Ce pont ne faisait d’ailleurs pas partie de la sentence arbitrale qui vient d’être annulée. Il a été approvisionné et pré-assemblé aux seuls frais du Groupement Santullo Sericom Gabon», rappelle Karen Santullo.

Depuis 9 ans, en effet, la structure métallique de ce qui aurait dû être le nouveau pont de Kango est à l’abandon au bord du fleuve, envahie par la végétation. Sans nul doute que l’État confiera le projet à une autre entreprise. Mais pour l’heure, le dédoublement de ce pont ne figure pas parmi les priorités du Plan d’accélération de la transformation (PAT), feuille de route du gouvernement. A l’origine, il avait 10 longues travées d’une longueur totale de 378 mètres.

 

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