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Société

‎Démocratie participative : la société civile gabonaise revendique sa place face au pouvoir

Par La Rédaction
· mis à jour le 28 octobre à 0h29 · 3 min de lecture

‎Démocratie participative : la société civile gabonaise revendique sa place face au pouvoir
‎Photo pour la postérité à l’issue de la rencontre di 25 juillet 2026 à Libreville. © GabonReview

 

«Nous sommes des vigies, des porte-voix des réalités du terrain» : la société civile gabonaise revendique sa place dans la démocratie. La coalition Tournons La Page (TLP) a organisé, samedi 25 juillet à Libreville, un atelier grand public sur le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans la démocratie participative. Financée par l’Union européenne, cette rencontre visait à renforcer la compréhension de ce rôle et à encourager l’implication des OSC dans le renforcement de la gouvernance démocratique.

‎Photo pour la postérité à l’issue de la rencontre di 25 juillet 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Réunissant des acteurs de la société civile, des responsables institutionnels et plusieurs participants, cet atelier s’inscrivait dans une démarche de réflexion sur la contribution des OSC à une démocratie plus inclusive et participative. À l’ouverture des travaux, la secrétaire générale de Tournons La Page, Alna Danny Bandenza, a souligné que la démocratie ne pouvait plus se résumer aux seules échéances électorales.

Aperçu de l’assistance. © GabonReview

«La démocratie ne peut plus se limiter au seul temps des élections. Partout, les citoyens expriment une volonté croissante de s’impliquer dans les décisions qui impactent leur quotidien. Face à cette attente, la démocratie participative est une nécessité absolue. (…) Nous sommes le pont indispensable entre les populations et les décideurs. Nous sommes des vigies, des forces de proposition, des espaces d’innovation et les porte-voix des réalités du terrain», a-t-elle déclaré.

Selon elle, cet atelier a été conçu comme un cadre d’échanges destiné aux organisations de la société civile afin de leur permettre de réfléchir aux défis auxquels elles sont confrontées et aux moyens de renforcer leur action. Elle a notamment invité les participants à s’interroger sur des questions essentielles, notamment la manière de mieux se structurer pour peser davantage dans le dialogue avec les pouvoirs publics.

«Nous avons agi avec le cœur»

Parmi les intervenants figurait également le deuxième vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Geoffroy Famboula Libeka, qui est revenu sur l’histoire de l’inscription de la société civile dans la Constitution. «Ma communication a essentiellement porté sur l’historique de la démocratie participative. Ce sont les acteurs de la société civile de la Transition, présents notamment au Parlement, avec l’appui des militaires conduits à l’époque par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, qui ont permis l’inscription de l’article 7 consacrant la société civile et la démocratie participative», a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur la dimension volontaire de l’engagement citoyen, estimant que celui-ci ne dépendait pas uniquement des ressources financières. «L’engagement civique n’est pas d’abord une question de moyens ni d’argent. Nous n’avions ni subventions ni financements. Nous avons agi avec le cœur. Nous parcourions de longues distances pour déposer des courriers, nous prenions des risques pour réaliser des lives éducatifs et nous défendions nos convictions devant la Cour constitutionnelle et les tribunaux. Sans volonté, même avec tous les financements du monde, il est difficile de rendre effective la démocratie participative», a-t-il affirmé.

Une rencontre saluée par les participants

Au terme des échanges, les participants ont salué la qualité des interventions et la pertinence des débats. Tous ont reconnu que cette rencontre leur avait permis de mieux cerner les enjeux liés à la démocratie participative et de renforcer leur détermination à s’impliquer davantage dans la vie citoyenne au Gabon.

‎Thécia Nyomba

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