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Société

Traite des êtres humains : le Gabon se dote d’un manuel de référence pour renforcer la protection des victimes

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· mis à jour le 28 octobre à 0h28 · 3 min de lecture

Traite des êtres humains : le Gabon se dote d’un manuel de référence pour renforcer la protection des victimes
Le ministre de la Justice, Augustin Emane, recevant du Représentant résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, le manuel de procédures. © D.R.

 

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite d’êtres humains, célébrée le 30 juillet, sous le slogan «Piégés derrière l’escroquerie», le Gabon a posé un nouveau jalon dans sa réponse institutionnelle à ce fléau. Au ministère de la Justice, le Représentant résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, a remis au ministre Augustin Emane le manuel de procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des personnes victimes de traite et des migrants en situation de vulnérabilité au Gabon. Ce, en présence de représentants du système des Nations Unies et de partenaires.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, recevant du Représentant résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, le manuel de procédures. © D.R.

 

Le Gabon a marqué, le 30 juillet, la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains par un acte engagé en faveur de la protection des victimes. À l’occasion de cette commémoration placée sous le slogan «Piégés derrière l’escroquerie», le Représentant résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, a remis au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, le manuel de procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des victimes de traite et des migrants en situation de vulnérabilité. Organisée au ministère de la Justice, la cérémonie a réuni les représentants du Système des Nations Unies et plusieurs partenaires engagés dans la lutte contre ce fléau transnational.

Dans ce contexte de célébration, le garde des Sceaux a annoncé l’intégration officielle du manuel dans le corpus des instruments de protection des droits de l’homme en République gabonaise, en le qualifiant de «norme de référence politique et administrative opposable». Pour Augustin Emane, cet outil «transcende le simple formalisme administratif» et traduit «un partenariat indéfectible» entre l’État gabonais et les agences onusiennes, notamment l’ONUDC, l’OIM et l’Unicef, qu’il a saluées pour leur accompagnement.

Mieux encadrer les réponses publiques le long des routes migratoires mixtes terrestres et maritimes 

© D.R.

Le ministre a également rappelé que la lutte contre la traite des êtres humains demeure une priorité nationale, appelant au renforcement des mécanismes de prévention, de protection et de coopération régionale. Il a insisté sur le fait que les victimes de «criminalité forcée» ne sont pas des délinquants, mais «des êtres humains pris au piège d’une machination technologique globale», justifiant ainsi l’élaboration de ce manuel destiné à mieux encadrer les réponses publiques le long des routes migratoires mixtes terrestres et maritimes reliant notamment le Togo au Gabon.

Dans leurs interventions, Luca Rondi, chef d’équipe à la section coopération de la délégation de l’Union européenne (UE) auprès de la République gabonaise pour Sao Tomé-et-Principe et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEEAC), et Marco Patricio Zambrano Restrepo ont souligné qu’il s’agissait d’un programme conjoint visant à renforcer la lutte contre la traite des êtres humains et à consolider un engagement commun à savoir protéger les victimes et préserver leurs droits. Pour le ministre de la Justice, cette concrétisation reflète enfin «la volonté politique et humaniste» du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la justice sociale et la protection des plus vulnérables au cœur de la refondation nationale.

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