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Économie

Gabon : le secteur extractif recule de 2,9 %, les hydrocarbures en cause, le manganèse en soutien

Par Désiré-Clitandre Dzonteu
· mis à jour le 28 octobre à 0h27 · 3 min de lecture

Gabon : le secteur extractif recule de 2,9 %, les hydrocarbures en cause, le manganèse en soutien
La production de manganèse a progressé de 8,4% sur les trois premiers mois de l’année 2026, au Gabon. © GabonReview

 

Les industries extractives gabonaises ont entamé l’année 2026 sur une note contrastée. Si la filière manganèse a poursuivi sa dynamique de croissance, les contre-performances enregistrées dans les secteurs des hydrocarbures ont lourdement pesé sur l’activité globale. Selon la dernière Note de conjoncture sectorielle publiée par la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, «au premier trimestre 2026, la production globale des industries extractives est restée mal orientée, affichant un recul de 2,9% en glissement trimestriel, sous l’effet des contre-performances des secteurs pétrolier et du gaz naturel commercialisé». 

La production de manganèse a progressé de 8,4% sur les trois premiers mois de l’année 2026, au Gabon. © GabonReview

 

Au premier trimestre 2026, les activités extractives ont évolué dans un climat contrasté, pénalisé par les hydrocarbures. La dernière Note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale indique que la production globale des industries extractives a reculé de 2,9%, en glissement trimestriel, après une baisse déjà marquée de 7,9% sur un an, signe d’une fragilité persistante du secteur malgré quelques poches de résistance. 

Dans le document, on note que le pétrole, pilier historique de l’économie gabonaise, continue d’afficher des signes de faiblesse. Au cours du premier trimestre, sa production a reculé de 4,0% par rapport au trimestre précédent. Une contre-performance attribuée à des difficultés techniques ayant affecté les capacités de production. Le texte précise ainsi que «ce fléchissement s’explique par la conjonction d’arrêts techniques programmés et d’incidents opérationnels majeurs, notamment l’explosion d’un pipeline».

En comparaison annuelle, le recul est encore plus prononcé, avec une baisse de 8,7%. Ce qui illustre les défis persistants auxquels fait face la filière pétrolière dans un contexte de maturité des champs et de contraintes opérationnelles.

Malgré les bonnes performances du manganèse, les difficultés persistantes des hydrocarbures continuent 

À l’inverse, le secteur du manganèse confirme son rôle de moteur de diversification de l’économie extractive nationale. La production a progressé de 8,4% sur les trois premiers mois de l’année 2026, soutenue par les excellentes performances des exploitations de Moanda et par la reprise des activités minières à Franceville. La Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale souligne néanmoins que «cette dynamique haussière a cependant été tempérée par la suspension des activités sur le site d’Okondja, à l’arrêt depuis novembre 2025».

Malgré cette contrainte, la filière minière démontre une capacité de résilience qui contraste avec les difficultés rencontrées dans les hydrocarbures.

La situation apparaît en revanche beaucoup plus préoccupante pour le gaz naturel commercialisé. La production s’est effondrée de 44,9% au cours du premier trimestre, enregistrant la plus forte baisse parmi les activités extractives. Selon la note de conjoncture, «ce repli s’explique par de multiples arrêts d’exploitation, provoqués par des avaries techniques et un déficit d’équipements de surface nécessaires aux réparations».

Ces résultats mettent en évidence la nécessité d’accélérer les investissements dans les infrastructures et la maintenance des installations afin de renforcer la fiabilité des capacités de production. Ils confirment également que, malgré les bonnes performances du manganèse, les difficultés persistantes des hydrocarbures continuent de freiner l’évolution d’ensemble du secteur extractif gabonais.

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