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Économie

Deux étudiants, plusieurs années d’études : le pari de VAALCO Gabon sur l’avenir

Par Gérald Mounomby
· mis à jour le 28 octobre à 0h18 · 3 min de lecture

Deux étudiants, plusieurs années d’études : le pari de VAALCO Gabon sur l’avenir
Meliva Claudine Ayingone Ondo et sa maman ; Louis Emmanuel Tingue Ngiamba et sa maman.© Montage GabonReview

 

Hier, des ordinateurs pour mieux apprendre. Aujourd’hui, des chèques pour pouvoir poursuivre. Entre les deux, Meliva Claudine Ayingone Ondo et Louis Emmanuel Tingue Ngiamba ont quitté les bancs du lycée pour frapper aux portes de l’université. Sélectionnés en 2025 par VAALCO Gabon parmi les élèves scientifiques du lycée Nelson Mandela, les deux jeunes boursiers viennent de recevoir le financement de leur première année d’études supérieures. Une aide qui vaut surtout par la promesse qui l’accompagne : ne pas les abandonner au milieu du chemin.

Meliva Claudine Ayingone Ondo et sa maman ; Louis Emmanuel Tingue Ngiamba et sa maman.© Montage GabonReview

 

Un chèque peut payer une année d’études. Il peut aussi, parfois, empêcher qu’un avenir prometteur ne s’arrête faute de moyens. Pour Meliva Claudine Ayingone Ondo et Louis Emmanuel Tingue Ngiamba, la rentrée universitaire commence avec cette sécurité-là.

À l’aube de cette rentrée universitaire, dans ses locaux, VAALCO Gabon leur a remis les chèques destinés au financement de leur première année d’études supérieures. Leurs parents étaient présents. Les équipes de l’entreprise également. Une cérémonie sobre pour matérialiser un engagement pris un an plus tôt, lorsque les deux jeunes avaient été retenus parmi les bénéficiaires du Nelson Mandela High School Student Scholarship Programme.

À l’époque, ils étaient encore lycéens. VAALCO leur avait remis des ordinateurs portables pour améliorer leurs conditions de travail. Douze mois plus tard, les machines sont toujours là, mais la vie a avancé : le lycée est derrière eux et l’université impose désormais ses exigences, à commencer par celle, très concrète, de pouvoir en supporter le coût.

Après le mérite, les moyens

Lancé en 2025, le programme cible des élèves de série scientifique du lycée Nelson Mandela. La sélection combine performances académiques et critères sociaux. Une manière de chercher le talent là où l’absence de ressources pourrait précisément l’empêcher d’aller plus loin.

Meliva a choisi les études de santé. Louis Emmanuel affine encore son orientation après une période de stage effectuée au siège de VAALCO Gabon. À chacun désormais de tracer sa route, avec un avantage rarement négligeable lorsqu’on entre dans l’enseignement supérieur : savoir qu’une partie de la question financière est déjà réglée. Car le dispositif ne devrait pas s’arrêter au premier chèque. VAALCO affirme vouloir accompagner ses deux boursiers jusqu’au terme de leurs études universitaires. C’est cette continuité qui donne au programme une portée supérieure à celle d’une opération ponctuelle.

Financer une rentrée est une chose. Accompagner un cursus en est une autre.

Deux boursiers, mais un pari de long terme

Le nombre pourrait sembler presque dérisoire : deux jeunes seulement, à l’échelle des besoins considérables de l’enseignement supérieur gabonais. Mais l’intérêt du modèle est ailleurs. Plutôt que multiplier les bénéficiaires au risque de diluer l’aide, l’entreprise a choisi de concentrer son accompagnement et de l’inscrire dans le temps.

Cette démarche s’intègre à la stratégie d’investissement communautaire de VAALCO Gabon, articulée notamment autour de l’éducation et de l’autonomisation économique des communautés locales.

La compagnie connaît d’ailleurs le prix des compétences. Implantée au Gabon depuis 2002 et opératrice du champ pétrolier offshore Étame Marin, au large de Mayumba, elle indique employer près de 140 collaborateurs directs, avec plus de 96 % de Gabonais dans ses effectifs. Former aujourd’hui ceux qui travailleront demain n’est donc pas seulement affaire de responsabilité sociale : c’est aussi regarder un peu plus loin que le prochain exercice comptable. Reste désormais l’essentiel : ce que Meliva et Louis Emmanuel feront de cette chance.

Les chèques ont été remis, les certificats aussi. La photographie de cérémonie peut rejoindre les archives de l’entreprise. Pour les deux jeunes boursiers, en revanche, l’histoire ne fait que commencer. Et c’est probablement dans quelques années, diplôme en main, que l’on saura ce que valait vraiment le chèque remis cet été.

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